Sally et ses collines violettes, ses abysses de lumière, ses néans ou je pouvais perdre conscience comme bon me semblait..
oui
j'ai envie de lacher les commandes, enclencher le pilote automatique le temps de quelques chansons, poser mon crane et lui faire prendre l'air, meme si dans l'espace il n'y en a pas..
poser mes bras, mes jambes, mes kilos de chair, mes yeux, ma peau, mon coeur, les poser devant la porte, arriver la nu, nu comme un atome, sans conscience, sans consistence, me gorger d'énergie céleste, d'amour, d'espoir, de vie, de couleurs, remettre toutes ces choses dans ma tete un peu trop sèche
réver, plus vivant que jamais a travers les millions de mondes qui s'ouvrent et qui passent
saluer mon moi, parler avec lui de ce qui ne va pas
mais ne plus penser
ou bien si, penser
mais autrement,
profondément
toucher a l'ame, savourer ma non existence et ma légèreté, chercher du regard l'existence d'une voix mystique et de ses raisons de vivre.
etre a la fois rien et tout, parler et rester muet comme une tombe,
pour la plénitude de mon esprit.
mieux cerner notre cohabitation, les comprendre, savoir ce qu'ils sont, ce qu'ils veulent
me regarder autrement, regarder tout comme une grande regle de l'univers
Oh sally
c'est un bonheur qui n'existe que dans tes songes
j'ai été trop longtemps privé de cette douceur, et je veux y retourner
rien qu'un peu, pour peindre.




