Les vestiges de la veille pourrissent sur les trottoirs; mégots, bouteilles vides, noctambules trop détruits pour garder les yeux ouverts.
Ils sont morts a l'intérieur, on leur a offert une nuit de délices et de joie, une nuit ou chaque seconde était une délectation; maintenant ils payent leur montée en descendant toujours plus bas.
Leur corps hurlent de douleur, leurs yeux révulsés n'ont plus de larmes, leurs esprits errent perdus dans les nimbes, envahis de cauchemars, et maudissant l'angoisse de leur quotidien...
Une nuit a peindre, des océans de couleurs, s'arracher des lambeaux de chairs maudits, sombres, les assembler sur la toile le lin pour exorciser, pour oublier, pour alléger la détresse.
Et une fois les forces anéanties, on regarde notre forfait a la fois comme un reflet dans un miroir, et comme on accuse un étranger, un frère, de s'être trop attaché a nous..
Cette partie de nous autrefois belle, parfaite, etait devenue un lambeau de charogne attaqué par tout ce qui nous ronge.
Cette partie de nous ne repoussera plus, et l'infection progresse...
Putain